Trois jours au CES 2018, quels enseignements ?

Le CES a, une nouvelle fois, tenu toutes ses promesses en 2018. Le salon n'a plus à prouver son impact sur le marché ni sa force de visibilité. Le suiveur attentif aura remarqué que la Smart Home ou la mobilité avec les voitures autonomes étaient à nouveau à l'honneur. Le tout tracté par l'IoT. Le futur est déjà connecté et les acteurs multiplient les innovations dans ce sens. Ces trois jours sur place furent, pour nos émissaires, un pas dans le futur.

Cependant, nos chanceux ayant fait le déplacement ne souhaitent pas s'attarder sur les nouveautés proposése par le salon. Vous lirez, ou avez déjà lu, des articles ou toute autre contenu sur ce qui fera le buzz en 2018. Ce sont plutôt deux tendances qu'il faut retenir : une sur le métier d'opérateur et l'autre sur la force des ESN françaises.

Les opérateurs devront, encore et toujours plus, diversifier leurs offres

La première, et certainement celle qui vous intéresse le plus si vous suivez notre blog, est la tendance générale pour les opérateurs télécoms. Le marché est aujourd'hui hyperconcurrentiel, les intégrateurs, les installateurs, les hébergeurs, les entreprises d'impression se tournent vers le métier d'opérateur pour élargir leurs offres de services. Evidemment, les opérateurs tendent à fournir de nouveaux services en allant sur la voie de l'hébergement, de la bureautique... Le mot d'ordre étant toujours la facture unique pour le client professionnel qui n'aura plus à multiplier les interlocuteurs techniques. Il faut donc se diversifier, se réinventer, sachant que le métier d'opérateur est de plus en plus facile d'accès (il suffit d'un fournisseur et de vous équiper de votre CFAST).

Au CES, la tendance est à la Smart Home, certes, mais également au Smart Office. De nombreuses start-up et entreprises proposent des solutions pour que la vie au bureau soit plus facile, plus fun et surtout plus productive. Vous y trouverez des services pour faciliter les demandes, de nouveaux outils de visio ou communication unifiée, des systèmes de gestion de présence ou de sécurité des données. Ce sont des services qui s'intègrent facilement avec un usage quotidien. Les opérateurs télécoms, qui travaillent dans un secteur où les marges sont minimes, vont devoir se pencher sur ces nouveaux services afin d'identifier ce qui pourrait satisfaire les attentes de leurs clients. Proposer de la fibre, de la VoIP, un VPN ou MPLS ne sera plus suffisant, industrialiser le sur-mesure non plus. Ce métier va tendre vers la concergierie d'entreprise : Vous avez un problème de connexion ? C'est l'opérateur. Vous avez un problème d'accès ? C'est l'opérateur. Vous avez besoin d'outils pour la sécruité des données ? C'est l'opérateur...

Les exemples peuvent se multiplier, mais proposer des solutions innovantes et connectées n'est il pas le métier d'opérateur ?

Cocori{code} !

Ce n'est un secret pour personne, mais la France est clairement devenue un des acteurs majeurs de notre monde connecté.

Notre pays représentait le troisième contingent derrière, sans surprise, les USA et la Chine. Avec plus de 300 start-up présentes au CES, soutenues par la French Tech, nos cerveaux bleu-blanc-rouge composaient la deuxième délégation mondiale de start-up. Vous trouverez, ci-et-là, des articles dénonçant la quantité au détriment de la qualité. Certes, il y a des sensibilités qui font que certaines innovations, ou produits, intéresseront plus ou moins le visiteur. Néanmoins, ce qu'il faut retenir, c'est que la France a des ingénieurs de qualité et que leurs produits sont considérés comme tel. Dans un pays qui a voté pour la "start-up nation", cette envie de nos entrepreneurs d'aller confronter leur savoir-faire au marché mondial ne peut-être, a priori, qu'une bonne nouvelle. En témoignent la présence de Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au Numérique, ainsi que d'une partie des Présidents de Région, qui ont fait le déplacement pour asseoir la force de frappe française et la promotion de nos régions. Chacun prit la parole au premier soir du salon, dans une salle rassemblant la francophonie et de facto conquise.

Attention à ne pas minimiser le rôle de l'Etat derrière cette invasion napoléonienne et toutes les aides apportées. Le budget pour exposer au CES pouvant rapidement exploser, ces aides permettent de créer un lieu pour que nous entreprises puissent montrer son savoir-faire au monde ainsi que de créer une émulation autour de notre pays.

Cette stratégie sera-t-elle payante ? Nous le saurons dans un futur proche

Publié le 19/01/2018

Inscription à notre newsletter

Nous publions régulièrement des articles sur notre blog ou bien des cas pratiques. Vous les recevrez dans votre boite mail au rythme d'une fois par mois. Laissez-vous tenter.